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Le discours et la méthode

samedi 1er octobre 2005, par comradE Ogilvy

Au début, il y a les bonnes volontés. Puis les talents, les idées. tout cela converge, communique, rebondit de mails en liste, déboule sur l’irc, bavarde dans les apéros, un vrai bonheur… Tout cela propulsé par une belle énergie, qui passe par nos doigts, gros ou fins, dans les tuyaux du cyberespace.

Tiens eh bien justement, en parlant de tuyaux, parlons un peu de ceux qui nous distribuent l’eau, denrée qui devient rare, au point que l’on commence à nous engager à l’économiser. Mais ce qu’on ne nous dit pas, c’est l’énorme volume de pertes dues à la vétusté du réseau et les fuites qu’il comporte. Vous voyez où je veux en venir ?

De toute cette précieuse énergie mise au service de la « cause » SPIP, quel pourcentage est-il perdu dans des discussions inutiles, des mails sans réponse, des informations qui ne parviennent pas là où il faudrait quand il le faudrait ? Et, de l’autre côté, dans quelle mesure aurions-nous à gagner en nous efforçant de mieux nous organiser, de fixer et respecter des échéances, en rationalisant un peu plus nos échanges ?

Je sais bien que j’aborde là des questions à la limite du tabou, dans un système qui revendique sa liberté et sa spontanéité, d’autant que ce serait injuste de ne pas reconnaître qu’en l’état, et dans l’ensemble, il produit de très bons résultats, sinon nous n’en serions pas là. Il n’est bien entendu pas question de remettre cela en cause, ni de suggérer quoi que ce soit de trop déterminé qui produise un effet contraire à ce qui pourrait en être espéré. D’ailleurs, l’idée ici n’est pas de proposer des solutions, simplement de s’interroger sur le sujet [1].

Il faut dire que j’ai des grandes oreilles et que je les laisse traîner, et elles ont enregistré des tas de trucs qui pourraient très bien illustrer, d’ailleurs j’en connais (des zowey [2]) qui doivent siffler en regardant au plafond, là. Je ne dénoncerai pas mes petits copains, mais il y a des espaces privés de public, des clics qui se perdent, et environ 150 esclaves divers qui travaillent chacun dans son coin sur LE prochain squelette par défaut en pensant qu’ils sont l’Élu de la prochaine distribution [3]. Je ne parlerais pas non plus des outils groupware interdits par la religion, ni de certains spipeurs dont on est sans nouvelles depuis qu’ils sont partis un beau matin guillerets à l’exploration du spipespace.

Bref. Donc la question que je (me) pose, c’est : est-ce que de ce point de vue, il y a quelque chose à faire ? Et est-ce qu’en (me) la posant, je vais déclencher les foudres de l’Olympe (récemment passé sous SPIP, paraît-il, pour la facilité d’administration) sur ma petite tête déjà bien abîmée ? Néanmoins mon petit doigt me dit que l’adoption de svn a été source d’un certain soulagement. Ça me fait penser à la question profonde du développeur : est-ce que le temps que je vais perdre à faire ça va m’en faire gagner dans l’avenir. Traduit, ça donne : est-ce que le sacrifice de liberté à adopter certaines règles va amener un significatif bénéfice d’efficacité ? Alors voilà, je me la pose à vous, tiens, et on verra bien.


[1Et j’en profite à propos pour remercier les zozos qui on fait cet endroit pour ça et mon producteur et ma maman et cœtera…

[2Pour ceux qui ne sauraient pas ça, c’est comme ça qu’on appelle les toubabs aux Antilles (NDLA).

[3Ça, c’est un peu facile, de dire que j’aime bien foutre ma merde…

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