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Un collectif engagé

mercredi 21 janvier 2009, par Marcimat

Un week-end au milieu de janvier, une équipe presque au complet, un lieu chaleureux, des rires et des sourires, de nombreuses et très nombreuses discussions, plus ou moins techniques, plus ou moins sociales, un temps gris mais de belles volontés de s’écouter, des partages, une galette des rois, un resto, un peu de vin, un ronfleur (et ce n’est pas Fil)... non deux si on compte Twix le chien, des ordis portables (bizarrement, personne ne traine sa tour !), un panier plein de légumes d’une AMAP, des recettes de cuisine, un siège arrière de voiture pas très grand, un canapé moelleux, une cafetière, des sourires encore, un référentiel (!), quelques lignes de code, un amaigrissement, des clémentines et des « financiers » (ça se mange... si si !), des passions, de la joie, des militants... bref... une équipe constituée de gens, des vrais, humains, véritables. C’était ça ! Mais pas que...

Un week-end pour se réunir, pour se revoir, se re-lier, pour parler d’avenir, pour dissoudre des tensions, pour proposer sans se percuter, pour avancer. Telle était l’idée de ce week-end, avec aussi l’envie de fêter l’arrivée des nouveaux développeurs du core de l’année passée.

C’était risqué et les appréhensions les jours précédents étaient nombreuses. Finalement, un japonais nous a tous mis d’accord, enfin... pas un bonhomme, un restaurant. Autour de saveurs gustatives et de papilles éclatantes, nous nous sommes retrouvés et nous avons trinqués. Tout semble aller mieux après quelques discussions : un projet pour l’avenir (du moins d’un point de vue technique), une envie de s’entendre et de se revoir plus souvent.

D’un point de vue technique, il s’agit de rendre plus modulaire le cœur du code de SPIP en proposant une distribution SPIP construite à partir d’un core réduit au minimum, additionné d’un agrégat de modules fonctionnels autonomes ayant leur propre cycle de vie.

D’un point de vue humain, il s’agit de pousser à plus de rencontres physiques d’une part, et, question en suspens, à essayer de trouver pour des personnes non développeurs des sources de motivations dans la communauté. Ergonomes et graphistes sont deux grands absents actuellement alors même que l’outil est techniquement très abouti, extraordinairement traduit et bien documenté.

Retrouver un engagement

Quelque-uns d’entre nous sont marqués par la disparition, ou la dissipation de l’esprit militant qui animait SPIP à sa naissance et il y a encore quelques années. Cet écho n’est pas propre à SPIP par ailleurs et l’absence de vives réactions concernant certaines attitudes anti-démocratiques d’un Président roi de France est aussi un bon exemple. Avec ce constat en tête, quel souffle, but ou objet donner à SPIP qui motive notre groupe par conviction ? En gros, pour quoi ou pour qui faisons-nous SPIP ?

En d’autres termes, si SPIP est uniquement livré pour des sociétés de services informatiques, quel intérêt pour nous de le maintenir et prend-on plaisir à cela ?

SPIP, qui se construit essentiellement par des passionnés, des militants, des indépendants ou des très petites entreprises a certainement besoin de retrouver ou de réaffirmer une force qui va bien au delà des questions techniques et de sa qualité.

Un rapide tour des sentiments de l’équipe sur ce qui l’anime et le motive dans SPIP a clairement montré deux aspects : le relationnel, cette ambiance sympathique, sorte de famille qui aime vivre en bonne entente dans un esprit convivial, et le technique, car pour beaucoup c’est la qualité de l’outil SPIP qui l’a fait s’y intéresser de plus en plus jusqu’à intégrer l’équipe.

Dans tous les cas, le plaisir de participer joue un grand rôle dans l’évolution de SPIP. Tâchons donc de conserver les plaisirs que nous avons déjà en travaillant ensemble, et pourquoi pas constituons de nouvelles façons de prendre du plaisir dans cette fabuleuse aventure.

Liste des petits plaisirs du week-end SPIP’team

  • retrouver la spip’team,
  • se faire réveiller par la grêle,
  • savourer les clémentines,
  • voir une famille heureuse et deux enfants souriants,
  • observer Twix manger un spaghetti,
  • dormir sur un vrai futon,
  • éliminer les statistiques,
  • croiser XDjuj,
  • découvrir le périphérique parisien,
  • me lever à 11h du matin en pensant qu’il est 8h,
  • le lendemain me lever en pensant qu’il est 11h, retrouver le salon complètement dans le noir et penser qu’il est finalement 5h du matin, puis voir une horloge indiquant 9h et comprendre que décidément les volets sont terriblement efficaces dans cette maison !
  • ne rien avoir oublié en partant (c’était moins une !),
  • penser que chouette, on se reverra !

Liste d’anecdotes personnelles de ma visite parisienne

  • j’ai croisé Potter jeudi soir à l’apéro SPIP parisien. Il était en forme mais n’avait qu’une permission de 20mn ! En tout cas, j’ai été ravi de le rencontrer,
  • j’ai entendu Z au téléphone le même jour, pour indiquer qu’elle ne pouvait pas venir à ce même apéro. Elle semblait rayonnante de bonheur et de bonne humeur !
  • j’ai pensé en me promenant le long du canal Saint-Martin qu’Amélie Poulain a forcément franchi une barrière pour faire ses ricochets parce que les écluses sont fermées aux visiteurs,
  • je devais appeler quelqu’un le vendredi matin au téléphone et j’ai complètement oublié, tout cela parce que j’ai été totalement surpris par un groupe très nombreux de gens qui venaient pour un petit déjeuner d’entreprise (Xwiki) au sein de « La Cantine » à Paris (lieu que je recommande parce que c’est sympa !) tout ça parce que je pensais y trouver Tetue mais qu’elle était à l’autre bout de Paris. Enfin elle a finie par me rejoindre... et même que le restaurant chinois était délicieux ! Pi_r nous a aussi rejoint dans l’après-midi.
  • J’ai rencontré pour la première fois de ma vie une ergonome ce même jour, grâce à Tetue. Cette Annabel toute souriante a, je vous jure sur ce que vous voulez, poussé un cri d’effroi en voyant apparaître l’interface privée de SPIP. C’était très rigolo [1].
  • Du restaurant japonais, le soir, nous nous sommes fait virer...
  • Du bar après le japonais, à 2h00, nous nous sommes fait virer...
  • Sarkasmel a un chien qui mange de la salade et des courgettes (et qui ronfle aussi),
  • Chez Sarkasmel, pour allumer une lampe, faut appuyer sur le bouton 1 de la télécommande. Pour zapper sur une autre lampe, il faut appuyer la touche 2...
  • Achille qui était sur Paris pour une autre occasion a pris le même train de retour que moi. Croyez-le ou pas, on a bien rit et on n’a pas vu le temps passer. C’était encore une rencontre formidable !

Merci pour tout la team ; et merci pour l’accueil excellent Eric et Sophie !


[1Ce n’est pas tant l’interface qui l’effrayât que le fait de s’y retrouver sans prévenir, alors qu’elle venait de cliquer un énorme lien « Ajouter une recette » sur le site public. Nous avons donc appris qu’en ergonomie, les actions doivent être prédictives, c’est-à-dire que lorsque ce qui se passe en cliquant une action ne donne pas ce que pensait celui qui l’a cliqué, cela fait un choc rebutant, comme ici où Annabel pensait atterrir sur un formulaire public et non dans une interface rédactionnelle)

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